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Législatives des 11 et 18 juin 2017 : 3 propositions pour soutenir l’animation

Article de Elaine - Publié le 15 mai 2017 Commentaires fermés sur Législatives des 11 et 18 juin 2017 : 3 propositions pour soutenir l’animation
A l’approche du premier tour des élections législatives, l’AFOCAL Auvergne-Rhône-Alpes a donné la parole aux deux principaux candidats de deux circonscriptions lyonnaises. Pour la 1ère circonscription du Rhône, Madame Anne LORNE (LR) et Monsieur Elliott AUBIN (France insoumise) Pour la 2ème circonscription du Rhône, Madame Nathalie PERRIN-GILBERT (GRAM, PG, PCF) et Monsieur Denis BROLIQUIER (UDI-DVD). Ils nous formulent leur proposition pour soutenir l’animation.
Nathalie PERRIN-GILBERT 2ème circonscription du Rhône
1 – En tant que candidate, quels engagements prenez-vous pour valoriser le métier d’animateur et développer l’apprentissage ?
Je m’engage à lutter contre la forte précarité du statut de l’emploi dans la filière animation. On remarque en effet, dans les collectivités territoriales, un fort taux de contractuels et de vacataires parmi les animateurs. Et d’une manière générale, on note un grand recours au temps partiel.
  • Je trouve que la proposition du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT) d’instaurer un temps de travail minimum hebdomadaire de 17 h 30 va dans le bon sens. Ce temps de travail minimal permet l’intégration dans le cadre d’emploi d’adjoints d’animation.
Je m’engage également à soutenir la professionnalisation de la filière de l’animation.
  • Valoriser le métier d’animateur passe aussi par le développement de l’apprentissage et donc la professionnalisation de la filière de l’animation. Ainsi, le BAFA et le BAFD sont encore aujourd’hui la référence tant sur le plan réglementaire (taux d’encadrement pour les accueils de loisirs) que sur le plan des pratiques de recrutement. Or ils ne sont que des brevets d’animation occasionnelle. Je serai favorable à rendre obligatoire l’obtention de diplômes professionnels de l’animation socioculturelle, et notamment et pour exemple le brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien.
Je m’engage enfin à soutenir la reconnaissance du temps de préparation des activités (recherche de financements, de matériels, prises de contact diverses…) comme un temps de travail effectif de la part des animateurs. Ces temps doivent donc être rémunérés.
2  - Êtes-vous favorable à la création d'un cadre emploi de catégorie A pour l'animation ? Pourquoi ?
Je suis favorable à la création d’un cadre emploi de catégorie A spécifique à la filière animation, avec les mêmes conditions statutaires, indiciaires et indemnitaires que celle de la filière administrative (et non une sous-catégorie A comme le proposait un moment le gouvernement de M. Valls). Cette création est une revendication forte de la part des professionnels de l’animation, ; elle a d’ailleurs été reprise par le CSFPT dans un rapport voté à l’unanimité le 18 mai 2016. Cette revendication me parait paraît juste et légitime au regard des responsabilités exercées par les animateurs territoriaux ; elle offre également un déroulé de carrière nécessaire à la professionnalisation de la filière animation. Elle permet enfin la reconnaissance de diplômes de niveau 1 (masters professionnels dont la spécialisation « Ingénierie de l’animation territoriale) et de niveau 2 (licences professionnelles dont la spécialisation « intervention sociale »).
3 – Comment concevez-vous la reconnaissance des accueils Collectifs de Mineurs comme de véritables espaces éducatifs et quels engagements prenez-vous pour leur développement ? 
Je reconnais les accueils collectifs de mineurs (ACM) comme des temps de loisirs qui participent pleinement à l’éducation et la socialisation de l’enfant ou de l’adolescent. Les ACM sont en effet des espaces privilégiés de découverte, d’apprentissage, de prise de responsabilité, de développement de l’autonomie et de la créativité. Les développer implique :
  • le degré d’exigence en terme de diplômes évoqué plus haut (les BAFD et BAFA ne sont pas forcément suffisants, or ils sont le niveau demandé),
  • un soutien réaffirmé de l’Etat et des collectivités territoriales,
  • des projets éducatifs de territoire concertés avec l’Education Nationale, l’Etat, la Mairie, les écoles, les collèges de secteur, les acteurs associatifs et d’éducation populaire, les représentants des parents d’élèves,
  • une meilleure articulation avec les écoles (équipes pédagogiques et direction) dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires afin que les activités des ACM fassent réellement partie d’un parcours éducatif cohérent.

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